Société d’ici, Société de là bas.
Mais ce n’est pas évident de vivre dans un pays comme si on habitait dans un autre, non seulement je suis toujours remarqué parce que je suis blanc, mais en plus si je fais le blanc il m’est impossible de blend in. Allez demander au Paki du coin s’il ne fait pas des efforts pour faire comme tout le monde. En gros, on a toujours l’impression que les manières des étrangers sont décidemment bizarres, et on se sent un peu con quand nous mêmes atterrissons dans un pays inconnu.
C’est pas complètement illogique: ces deux sociétés, indienne et européenne, sont vraiment antagonistes. J’ai remarqué quelque chose.
La société indienne est plus libérale que la notre pour toute les petites choses, les trucs “secondaires”.
Dans la vie de tous les jours, j’ai vraiment l’air à cote d’eux d’un uptight freak.
Exemple: ils ne sont franchement pas polis, presque rustres (on est souvent marché sur le pied, bousculé ou carrément doublé sans vergogne dans les files, ils disent tellement rarement merci que je n’ai appris le mot qu’au bout d’un mois), la conduite est approximative, l’hygiène aussi, ils sont tellement généreux que ça peut devenir gênant…
Les garçons se tiennent la main, la taille, entre eux, par amitié.
Mais pour toutes les choses importantes dans la vie, les grandes valeurs, ils sont vachement plus conservateurs que nous et je passe pour un débauché.
Exemple : le mariage (ya UNE manière de le faire et pas 36, c’est pas demain la veille qu’yora des wedding chapel à Bombay comme à LA), la religion (on m’a expliquer que séculaire en inde ne voulait pas dire la religion est privé, comme en Europe, mais elles sont toutes égales et toutes essentiels : un athée-agnostique-déiste n’existe pas, il y a une prière le matin à l’assembly) et assez globalement les relations entres les acteurs de la société : les castes ont beau êtres abolies par la constitutions elles régissent encore beaucoup les mariages (mon roomate avait pas le droit de se marier avec la fille qu’il voulait car c’était en dessous de lui socialement et quand j’ai répondu à un autre que, obviously, je me marierait avec qui je voudrai et pas avec un choix que mes parents feront, ils m’a serré la main et avec un sourire radieux m’a appelé un « self determination person), elles régissent aussi les relations, ou tu habite et tout le tralala (on m’a demande ma caste, j’ai répondu que je n’en avais pas, et quand on m’a demandé ma religion et que j’ai répondu de même, on m’a demande avec un regard inquisiteur – et ça m’a complètement déstabilisé- « mis alors comment t’as un nom de famille ? ».
Alors ya t’il un common ground, un domaine dans lesquelles nos sociétés se recoupent ? Eh bien oui, j’en ai trouver 3.
L’Education, ce qui n’est pas franchement illogique puisqu’il est hérité du système anglais (c’est tellement BIEN d’être du coté des profs, z’imaginez même pas…), avec son uniforme, ses «dean», etc…
Le Marketing, c’est exactement les mêmes codes, ce qui est beau est bon, on utilise vachement les stars de cinéma, il y en a partout, ce qui une fois de plus n’est pas compliqué à croire puisqu’une sur 2 est d’une compagnie occidentale.
Enfin l’Entertainment, avec la prépondérance du cinéma, des boites (mais très pudiques, pas comme en Ethiopie (EIN PM)), des clubs billards machins lounge, et tout plein de musique Hindi.
A une différence près, c’est que ces trois trucs sont de moins bonne qualité qu’en occident.
Dans beaucoup d’école les enfants sont dans de garderies (ou on chante on danse et on en parle plus, l’école ou j’enseignais la musique était construite pour les enfants défavorisés, certes, mais ils en sortait vraiment avec un bagage de connaissances). Une exception : les très hautes études, il est plus dur de rentrer au New Delhi High Institute of Technology qu’à Oxford.
Le Marketing, parfois ça fait peine a voir (même si parfois sa aussi son charme ex : GAYTIME ELECTRONICS), par exemple mon supermarché local, leur catch-phrase c’est « your shopping, your time », j’ai envie d’y répondre SO WHAT ??)
Le cinéma, le cliché est assez vrai, je suis désolé, mais c’est « boy meets girl – dance- boy likes girl – dance- girl likes boy – dance – they want to marry but they can’t – dance – eventually they do - dance –dance et re dance.
La musique, alors c’est simple, dans la musique Hindi y’a qu’une gamme : do# majeur, ils n’utilisent RIEN D’AUTRE donc ya 5 notes jamais utilisés quand ils jouent un truc. Waw.
Bref, ce pays est un chef d’œuvre, je ne sais même pas commun il tient debout. Gregory David Roberts says it’s love. It’s cheesy but he has a point.